Projet initié 1992 (≈ 1992)
Idée lancée par Louis Malassis et Agropolis.
29 septembre 1994
Ouverture du musée
Ouverture du musée 29 septembre 1994 (≈ 1994)
Inauguration avec trois expositions permanentes.
1995
Labellisation Musée de France
Labellisation Musée de France 1995 (≈ 1995)
Reconnaissance officielle par l’État.
1994-2002
Extension des collections
Extension des collections 1994-2002 (≈ 1998)
Ajout de deux nouvelles sections thématiques.
20 juillet 2010
Fermeture définitive
Fermeture définitive 20 juillet 2010 (≈ 2010)
Désengagement financier des institutions.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Louis Malassis - Chercheur et agronome
Initiateur et premier directeur du musée.
Origine et histoire
Agropolis Museum était un musée scientifique et culturel situé à Montpellier, dans le quartier « Hôpitaux Facultés ». Inauguré en 1994, il se consacrait à l’étude des nourritures, agricultures et cultures humaines à travers le monde. Son approche combinait science, technique et anthropologie pour explorer la quête alimentaire comme moteur du développement biologique et culturel de l’humanité. Le musée abordait des thèmes comme les inégalités alimentaires, les liens entre santé et nutrition, ou encore les pratiques agricoles et rituelles à l’échelle planétaire.
L’initiative de créer ce musée est née en 1992 sous l’impulsion de Louis Malassis, agronome et chercheur, avec le soutien de la communauté scientifique d’Agropolis, un pôle majeur de recherche agronomique tropicale et méditerranéenne. À son ouverture, Agropolis Museum proposait trois sections permanentes : La Fresque historique, Agriculteurs et agricultures du monde, et Paysages agraires du monde. Entre 1994 et 2002, deux nouvelles sections ont été ajoutées : Aliments, nourritures et boissons du monde et Le Banquet de l’humanité, élargissant sa réflexion sur la diversité culturelle et les enjeux alimentaires contemporains, comme la pénurie, la sous-alimentation ou l’obésité.
Labellisé « Musée de France » en 1995, Agropolis Museum se distinguait par ses expositions temporaires, ses outils pédagogiques (livrets, ateliers, visites guidées) et son rôle de médiation entre chercheurs et grand public. Ses collections, riches de milliers d’objets ethnologiques et scientifiques, couvraient des régions comme l’Afrique, l’Asie, l’Amérique ou l’Océanie, illustrant des pratiques liées à l’agriculture, la chasse, les rituels ou les costumes. Malgré son rayonnement, le musée a fermé ses portes en 2010, faute de soutien financier de l’État et de la Région Languedoc-Roussillon.
Les objets exposés reflétaient une diversité géographique exceptionnelle, avec des pièces provenant du Maroc, du Brésil, du Japon, de Russie, ou encore de Nouvelle-Calédonie. Les thèmes abordés incluaient aussi bien les outils de recherche que les mobiliers traditionnels, soulignant les interactions entre environnement, techniques et cultures. Agropolis Museum restait ainsi un lieu unique pour comprendre les défis alimentaires globaux, tout en mettant en lumière le patrimoine immatériel lié à la nourriture et à l’agriculture.